Entre d’une part les informations triées, biaisées, ou fausses, de la grande majorité des médias parce que copiées à partir des mêmes sources, puis passées à l’aulne de la doxa du pouvoir, et d’autre part les informations des réseaux sociaux où l’on trouve tout et son contraire sans aucun recoupement permettant de les valider, le citoyen même averti est pris dans un tourniquet de l’information. Il finit par le décérébrer ou le pousser dans un dégoût d’en savoir plus car il se dit que de toute façon la vérité lui échappe. Cet enfumage permanent a trouvé son symbole dans le port du masque complété désormais d’une visière qui est le prisme de la vision du monde à laquelle on veut lui faire croire. « Nous voulons dénoncer cette décérébration française, ce manque de cerveau-chef par quoi sont annulées les meilleures énergies de notre malheureuse nation enrossée de parlementaires » (Barrès, Scènes et doctr., t. 2, 1902, p. 96) Cette phrase est toujours d’actua...