Les
carottes sont cuites pour l’UE car le Brexit aura lieu le 29 mars 2019 ou un
peu plus tard. En effet si l’abandon du Brexit avait dû exister il serait déjà
fait. Les sondages d’opinion parlant d’un pourcentage de 56% de britanniques
favorables au statu quo dans l’UE sont aussi bidons que ceux qui donnaient le
même résultat avant le référendum qui a donné 52% de votes pour le Brexit. La
même propagande orchestrée par les banquiers et les grands lobbies essaient
toujours d’influencer l’opinion et leurs représentants. Comme Macron en France
ils essaient de gagner du temps. Mais l’UE si unanime pour tirer le maximum du
Royaume-Uni à l’occasion de sa sortie n’est d’accord sur rien d’autre et elle
prend le chemin de la dislocation. Ceci est tellement vrai que Macron va
commettre la France dans le traité d’Aix-la-Chapelle, ville hautement
symbolique, pour une entité franco-allemande unifiée dans sa défense et sa
politique extérieure. C’est une enclave de l’UE réunissant les deux plus fortes
économies et à vocation de subordination des autres Etats membres. Le groupe
Visegrad des pays de l’Est avait déjà pris ses distances avec l’UE sur
l’immigration et l’énergie. La dislocation de l’UE est commencée.
La
France continue à souffrir de l’eurofranc surévalué par rapport à l’euromark et
descend lentement sur le plan économique avec des répercussions évidentes sur
son niveau social et ses infrastructures. Il ne faut pas regarder longtemps les
indicateurs socio-économiques pour s’en rendre compte et constater que rien ne
s’arrange pour notre place dans la compétition internationale. Si notre
position était bonne dans les trente glorieuses, cet acquit d’effiloche
désormais très rapidement et notre position dans le concert européen nous place
maintenant au-dessous de la moyenne. L’un des plus significatifs indicateurs de
la santé économique d’un pays est le PIB/habitant en plus du solde du commerce
extérieur et de l’indice d’industrialisation du pays. Mais ces deux derniers
indicateurs sont connus comme très mauvais et ont tendance à s’aggraver avec
une désindustrialisation continue et un solde de plus en plus déficitaire du
commerce extérieur.
Les graphiques
ci-dessus montrent l’évolution du PIB/habitant depuis 2002, l’année de l’euro
dans nos portemonnaies, et l’année 2017, derniers chiffres publiés par Eurostat
et l’OCDE. Le PIB/habitant de cette dernière va servir de base de comparaison
pour évaluer la situation de l’Allemagne, la France, l’Italie la Zone euro,
l’UE, les Etats-Unis et la Suisse. On peut voir ainsi l’intérêt d’être dans la
zone euro, dans l’UE, ou hors UE. Le premier constat sur le graphique du haut
est que l’UE dans son ensemble n’a toujours pas rattrapé le résultat de l’OCDE
en 2017 et que la Zone euro ne fait pas mieux que l’OCDE en 2017. L’Allemagne
progresse en 2017 par rapport à 2002 et augmente son avance sur l’OCDE. La
France dégrade son avance de 2002 et passe au-dessous de l’OCDE. L’évolution
est encore pire pour l’Italie. A contrario la Suisse, hors UE, se détache encore
plus nettement avec une performance de près de 50% supérieure. Les Etats-Unis
qui dominaient très nettement par le PIB/habitant sont en recul et dépassés par
la variation suisse. Le graphique du bas matérialise les différences de
variation de PIB/habitant entre 2002 et 2017 pour les pays choisis. Il saute
aux yeux que la France et l’Italie sont les grandes perdantes et l’Allemagne la
grande gagnante alors que la zone euro dans son ensemble régresse. On constate
aussi que l’UE progresse grâce aux pahors zone euro puisque cette dernière
régresse.
Il est clair que les
bons résultats de l’Allemagne et des pays de l’UE hors zone euro se sont faits
au détriment de la France et encore plus de l’Italie. On voit en plus que la
Zone euro a enfoncé la France et l’Italie par rapport à l’ensemble des 35 pays
évolués de l’OCDE. Alors que les PIB/habitant étaient très proches en 2002
entre ces trois pays de la Zone euro, Allemagne, France et Italie, l’euro a accentué
les différences au profit de l’Allemagne. Si la performance globale de l’UE est
meilleure que celle de l’OCDE, elle est loin d’être aussi bonne que celle de la
Suisse et son PIB/habitant de 64834 $, pays hors de l’UE. Même si les
Etats-Unis ont perdu de leur superbe, leur PIB/habitant est tout de même de
59774 $, et leur recul relatif est moins important que ceux de la France et de
l’Italie. Sur le plan de l’enrichissement globale du pays, l’UE et la zone euro
sont une aventure qui devient suicidaire.
L’indicateur qui
intéresse la plus grande partie des citoyens est le chômage, même si on peut
prévoir que la baisse relative du PIB/habitant par rapport aux autres économies
de l’OCDE se traduit toujours par une baisse relative du pouvoir d’achat. On
peut ajouter de nouveau qu’une partie seulement de l’augmentation du PIB se
répercute sur l’augmentation des salaires comme je l’ai montré dans un article
précédent avec des différences significatives de la clé de répartition selon
les pays. Le graphique ci-contre montre que la France, l’Italie et la Zone euro
ont vu leur chômage augmenter alors que l’Allemagne l’a sensiblement diminué.
Par rapport à l’OCDE c’est même le seul pays, ou territoire représenté ici, qui
l’a diminué. L’UE s’en tire avec une petite variation, ce qui veut dire que le
chômage a diminué dans les pays hors zone euro. La hausse du chômage aux
Etats-Unis est en concordance avec le repli économique, repli que Trump est en
train de corriger en 2017-2018. Le graphique du bas ci-dessus image le fait que
la grande gagnante est l’Allemagne et qu’elle a réussi la désindustrialisation
des pays comme la France et l’Italie par le jeu de l’euro et d’une utilisation
des pays périphériques à bas coût de main d’’œuvre.
Le
constat est donc sans appel. Le rêve européen de la France est plutôt celui
d’un cauchemar dont nos concitoyens ne perçoivent pas l’horreur contenue dans
une lente descente comparative par rapport aux autres pays développés. Les deux
graphiques ci-contre sont suffisamment parlants pour montrer
que la France paye chèrement sa présence dans l’UE et la Zone euro. La croissance
de son PIB/habitant n’est dû qu’à la politique de l’argent déversé par la Fed,
la BCE et la Banque du Japon ayant maintenu une croissance artificielle avec un
argent créé ex nihilo sans lien réel avec une augmentation comparable de la
productivité. L’Allemagne est le pays prédateur sans que le pouvoir d’achat des
allemands voient l’essentiel de l’enrichissement de ce pays. Les pays du Club Med,
comme la France et l’Italie, paient en tant que contributeurs au budget de l’UE
et enrichissent l’Allemagne et les pays de l’UE hors zone euro, car incapables
de lutter avec un euro trop fort pour leur économie. Aucune perspective d’avenir
ne permet de sortir de cette lente descente relative pour l’instant, mais qui
va devenir à court terme un appauvrissement réel du peuple comme en Grèce.
L’UE n’a en rien fait monter le niveau
économique global par rapport aux pays de l’OCDE, elle a fait profiter les pays
hors zone euro de transferts économiques venant des pays de la Zone euro, et
elle a augmenté les disparités entre les pays de cette zone au profit de l’Allemagne. Les
pays européens de la Méditerranée en
paient le prix fort. L’UE est un échec économique voulu par les Etats-Unis dans
une stratégie hégémonique et militaro-économique de mise en dépendance. Les pays de la Méditerranée en paient le prix fort. Leurs
intérêts sont représentés par l’Allemagne qui s’enrichit et sert les intérêts,
d’une oligarchie judéo-américaine de banquiers, et des grands lobbies. Seule la
sortie de l’UE qui permet la sortie de la Zone euro peut permettre de redevenir
compétitif par le jeu de la monnaie nationale. C’est bien le nerf de la guerre
avec le contrôle des mouvements de capitaux pour sortir de l’impasse. Que ceux
qui agitent l’épouvantail de la dévaluation se demandent pourquoi la Suisse,
pays au PIB/habitant très élevé de 64835 $, 51% au-dessus de celui de la France
et 27% au-dessus de celui de l’Allemagne, a dévalué volontairement sa monnaie en janvier 2015 ?
La réponse est simple : pour mieux adapter son économie.
Les grandes promesses et largesses
enfument notre peuple
Car la plupart des citoyens subiront la
loi inexorable
De la prédation allemande et de
l’austérité
Qui va mettre la France en dépendance.
Sortons de l’UE avant de
succomber !
Claude Trouvé
18/11/19




Commentaires
Enregistrer un commentaire