De
toute évidence le COVID-19 diminue en nocivité et disparaît des écrans radar du
monde hormis un certain nombre de pays européens, dont principalement cinq dont
la France fait partie, et avec en plus les Etats-Unis. Les prévisionnistes du doigt
mouillé vont boire le calice jusqu’à la lie. On avait annoncé des centaines de
milliers de morts en France, des millions de morts en Afrique, une Chine au
bord de l’apocalypse bloquée avec une économie dont on disait qu’elle allait
s’écrouler. C’est sous ses prédictions de malheur que Macron a confiné à
résidence un pays en guerre contre une pandémie. Mais la propagande de la peur
continue de la bouche du Ministre de la Santé et le bâton est de nouveau agité
pour une nouvelle punition possible si le Canal Saint-Martin, représentatif
d’une France infantile, continue à servir de lieu de convivialité et de
détente. On en fait des tonnes sur le nombre de morts aux Etats-Unis, sur le
rebond en Chine, en Corée du Sud et en Allemagne. On continue une propagande de
peur avec la liste interminable des décès. Alors qu’en est-il réellement
aujourd’hui alors que l’on continue de parler de pandémie et que nous en
sommes à 280.000 décès, soit 0,37%, par rapport à la population
mondiale, ce qui est bien loin des millions de morts de la peste noire.
Le graphique
ci-contre sur l’évolution des décès/million d’habitants en jours après
l’atteinte du 1 décès/million donne la meilleure vision des disparités entre
les 16 pays représentés. On voit que globalement tous les pays concernés sont
dans une décroissance des décès journaliers. Il n’y a qu’une seule exception,
la Belgique, pays par ailleurs ayant le plus grand nombre de décès. A l’autre
bout du spectre des évolutions, on trouve la Grèce et le Maroc avec 14 et 5
décès/million respectivement. Ce dernier n’est que l’illustration de la
faiblesse générale des décès en Afrique. Mais la Thaïlande et le Costa-Rica
font encore mieux avec 0,8 décès par million et le Costa-Rica soigne ses
malades à l’hydrochloroquine ! Coïncidence ou pas, c’est depuis que le Pr
Raoult a convaincu une grande quantité de médecins hospitaliers que l’évolution
du nombre de décès se sépare de celle de l’Italie et va vers une plus rapide
extinction. Coïncidence ou pas c’est depuis qu’il affirme que le virus va disparaître
d’ici la fin du mois que l’Ordre des médecins leur impose de ne pas prescrire
ce médicament sous peine de… suspension provisoire ou radiation.
Ce
graphique de la situation des décès au 11 mai, dont les nombres représentent l’extrémité
des évolutions représentées dans le précédent graphique, montre clairement que
les 5 grands pays européens, Belgique, Espagne,
Italie, Royaume-Uni, France, qui ont tous finalement confinés à résidence, ont
le plus grand nombre de décès/million d’habitants du monde. Or on trouve
ensuite les deux pays de l’UE, Suède et Pays-Bas, qui n’ont pas confiné à
résidence avec respectivement 2,4 fois moins de décès/million que la Belgique et
1,25 fois moins que la France. Il est donc prouvé que le non-confinement est
moins mortifère que le confinement à résidence tardif. On peut ajouter un autre
pays européen hors UE qui n’a pas confiné, la Biélorussie, et elle a affiche 5,7
fois moins de morts que la Belgique, et 3 fois moins que la France. Ajoutons
encore à cela que la Belgique, qui a confiné, est géographiquement voisine des
Pays-Bas qui n’ont pas confiné à résidence, a 2,4 fois plus de décès/million
que la Belgique, et cela avec une densité de population inférieure pourtant
moins favorable à la contamination. La cause est définitivement entendue. Le
confinement à résidence tardif et non ciblé est plus nocif que bénéfique !
Le dépistage précoce est efficace et recommandé par l’OMS depuis le 17 mars !
A ce propos le pouvoir annonce que l’on arrêtera définitivement le confinement
lorsque 50 à 60% de la population aura été contaminée par le virus. De qui se
moque-ton ? Le 13 mai 2,1% seulement de la population a été testée, contre
5,5% au Portugal. On peut ainsi nous tenir longtemps sous le couvercle.
Mais
il y a plus grave encore. Premièrement on savait que cette épidémie, à laquelle
on ne peut plus associer le terme de pandémie vu le faible taux de mortalité,
ne pouvait pas être jugulée par le confinement à résidence tardif et non ciblé.
De plus la France est astreinte aux plus lents retraits du confinement depuis
le 11 mai et plus tardivement que la plupart des pays environnants. La France continue
donc sciemment dans l’erreur avec un panachage de mesures chèvre et choux touchant
parfois à l’absurde dans l’école, ou comme la possibilité de fêter à 20 un
anniversaire chez soi, lieu fermé privilégié de contamination. Seules les mesures
prises d’intervention rapide sur les nouveaux foyers de contamination avec
dépistage, tri et traitement éventuel ont maintenant un sens. Les
restrictions de déplacement, à condition de respecter les distanciations
physiques et le port du masque lorsque la distanciation ne peut plus être
respectée relèvent du bon sens. Mais deuxièmement on fait volontairement
sombrer plus encore l’économie de ce pays sous le couvert de soutien à l’économie.
C’est la politique de désastre programmé. L’essentiel de ces dépenses va aller
vers les grandes entreprises où l’Etat va aller jusqu’à des prises de
participation minoritaires au capital.
Une
pandémie qui n’est qu’une épidémie saisonnière classique ?
Pas
si sûr. En effet si cette pandémie ne mérite pas cette appellation (0,38% de
décès et 5,7% de cas recensés dans la population mondiale), une partie de
l’économie mondiale s’est trouvée affectée d’une façon beaucoup plus violente
que toutes les pandémies connues depuis la seconde guerre mondiale. Dès le mois
de mars la Zone euro affichait une baisse de plus de 11% des ventes du commerce
de détail et de la production industrielle. Le lien avec l’épidémie est évident
mais les graphiques ci-dessous amènent d’autres constats sur son impact.
Il
saute aux yeux que le COVID-19 n’a pas touché tous les pays de la même façon et
les différences entre les grandes entités territoriales sont énormes. Sous le
sigle OTAN sont regroupés l’Europe, les Etats-Unis et le Canada. On constate qu’avec
des décès de 2,2% et des cas recensés de 28% de sa population, ce regroupement
géopolitique affiche 39 fois plus de décès et 13 fois plus de cas que dans tout
le reste du monde ! Au passage on note que les pays de l’OTAN ont 3 fois
plus de décès dans les cas hospitalisés. On voit combien les prévisions
alarmistes sur l’Afrique, où l’on parlait de millions de morts, étaient
erronées plus ou moins sciemment d’ailleurs pour nous paniquer et nous faire
accepter le confinement à résidence. L’Afrique avec 119 fois moins de morts et 52
fois moins de cas contaminés a immunisé 2 fois plus de personnes et a laissé
son économie globalement intacte. Mais dans la guerre économique à laquelle se
livre les Etats-Unis contre le bloc Chine-Russie, guerre dans laquelle nous sommes
entraînés militairement et économiquement, on voit que ce dernier réussit, d’une
part à avoir 50 fois moins de décès et 14 fois moins de contaminés, et d’autre
part à sauver l’essentiel de son économie. On parle maintenant d’une croissance
de nouveau à 2 chiffres en Chine pour 2020 ! La France risque fort de voir
sa croissance annuelle plombée de 15 à 20% plus 300 milliards de dettes publiques
supplémentaires, une explosion du chômage et des troubles sociaux à venir. N’oublions
pas que la Chine n’a confiné à résidence que 3% de sa population. Mais
notre pays sort de l’épure dans le nombre de décès/million d’habitants. On peut
parler de fiasco de la politique française globale de lutte du pouvoir et du
système de santé, alors même qu’elle n’a pas plus de contaminés que l’ensemble
des pays de l’OTAN.
Politique
de santé hospitalière et taux de létalité.
Les
deux graphiques ci-dessus en appellent un autre, c’est le taux de létalité
qui est le rapport entre le nombre de décès et celui des personnes atteintes.
Autrement dit c’est le rapport entre les chiffres publiés plus haut. Le nombre
de cas par million d’habitants représenté plus haut a pris le nom plus savant
de taux de morbidité. Le taux de mortalité, également représenté
sur le premier graphique est le nombre de décès rapporté au nombre d’habitants.
Là encore l’OTAN se signale par un taux de létalité 3,7 fois plus important que
le bloc Chine-Russie et 3 fois plus important que le reste du monde, Afrique
comprise. Mais justement sur ce continent, dont on déplorait le faible niveau
des services de santé, non seulement le taux de morbidité est le plus faible
des grands ensembles territoriaux examinés, mais il est 2,5 fois inférieur aux
pays de l’OTAN. La France se singularise nettement avec un taux de létalité près
de 2 fois plus élevé que la moyenne de l’OTAN (hors Turquie) et 4,5 fois plus
élevé que celui de l’Afrique et 7,2 fois plus que celui du bloc Chine-Russie.
Que
nous disent les chiffres ?
En ce
qui nous concerne le constat est terrible pour la politique de confinement
global décidé par le pouvoir et la réponse du système de santé à l’arrivée des malades.
Avec un taux de létalité (décès /contaminés) 2,26 fois plus élevé, un taux de mortalité
(Décès/habitants) du COVID-19) 10 fois plus élevé, et un taux de morbidité (décès/contaminés)
4,8 fois plus élevé, que les taux moyens mondiaux, la France affiche l’une
des plus mauvaises performances mondiales en matière de gestion de cette crise
épidémique. Cela prouve qu’un confinement global tardif est un
contresens, que le non-approvisionnement en tests de dépistage préconisé
précocement par l’OMS, que le manque de moyens des hôpitaux même dans la
protection du personnel de santé, que l’appel très tardif et restreint aux cliniques
privées, que l’affirmation du Conseil scientifique selon laquelle on ne disposait
d’aucun médicament efficace pour faire baisser la charge virale, que l’abandon sacrificiel
des HEPAD et des maisons de retraite, ont créé un ensemble de conditions favorables
à une sur-contamination et à un taux de morbidité particulièrement mauvais.
Si le personnel médical a été exemplaire dans son engagement, les consignes de
traitement utilisées jusqu’à il y a une dizaine de jours étaient mortifères.
Depuis que se fait jour une rébellion ouverte ou cachée d’un nombre important
de services hospitaliers contre l’utilisation du complexe du Pr Raoult, on
observe comme par hasard un taux de létalité en baisse plus rapide qu’en Italie.
Mais
la France se signale aussi par la perte de croissance la plus importante des
chiffres publiés ce 15 mai avec -5,83% alors que l’UE est à -3,47% et la
Zone euro à -3,83%. La gestion de la crise par la France est désastreuse
car non seulement nous sommes au rang de 5ème pays du monde ayant le plus de
décès par million d’habitants, mais sur les 20 entités territoriales ayant
fourni leur croissance sur le 1er trimestre 2020 nous sommes à la 20ème
place et bon dernier. Nous avons donc l’une des plus fortes doubles peines et
il est intéressant de regarder le pays qui n’a pas appliqué le confinement à
résidence, la Suède. Celle-ci est en 2ème place parmi les 20 entités
représentées avec -0,20% de décroissance et 19% de morts en moins que la France
le 13 mai, ce qui nous aurait au moins fait gagner 5000 vies… si nous n’avions
pas confiné à résidence et sans doute plus si nous avions pratiqué un dépistage
et un confinement ciblé dès le premier foyer. Pour terminer cette comparaison à
partir des données collectées par l’OCDE, on note que le taux de chômage de la
Suède est passé de 7,5% à 6,7% de février à mars, soit -0,8%,
pendant la France est passée de 7,9% à 8,4% dans le même temps, soit +0,6%
et ce n’est pas fini.
Après l'euphorie passagère de sorties au grand
air, une réalité cruelle va s'abattre sur nous. La France fera partie du clan
des grands pays perdants, affaiblie, désorientée, souverainiste mais
européenne, indépendante mais mondialiste. Ses caisses sont vides et les dettes
poussées devant elle. L'industrie est exsangue, l'agriculture, en phase
suicidaire, l'administration en surpoids, l'éducation en recul, les commerces
de proximité évanescents, les hospitaliers et les enseignants sous-payés,
l'intégration des entrants abandonnée, la justice engorgée comme les prisons,
la police revenue au temps de la terreur et instrumentalisée par le pouvoir.
Livrée aux associations caritatives, la pauvreté va grandir et le chômage aussi
dans une France où l'autoritarisme élargit son chemin de jour en jour. Alors la
France ne devra son salut qu'à son peuple. Le rebond n'est pas à craindre du
virus, mais il est à craindre que la France n'ait plus la force de rebondir.
Si vous avez encore un moment, écoutez cet
expert mondial franco-suisse Jean-Dominique Michel.
Claude Trouvé
15/05/20





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