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L’étude de Lancet tue-t-elle le traitement du Pr Raoult ?


Le gourou Raoult pavanait trop sur son piédestal, Big Pharma devait faire quelque chose puisque l’étude Discovery tournait au fiasco et était repoussée aux calendes grecques. C’est la revue de référence The Lancet qui a publié ce 22 mai une étude mettant KO debout les conclusions peu orthodoxes de ce virologue de réputation mondiale. Il se croit permis de faire de la communication sur les petits médias tant et si bien que les grands se sont affolés et lui ouvrent des portes piégées. Une Raoult mania saisissait la France, il était temps de faire un contre-feu et pas n’importe lequel dans une revue médicale de référence. Le graphique ci-contre image la lourdeur de l’attaque, le nombre de décès du traitement normal est inférieur de 13,6% à celui par le traitement Raoult. Plus précisément l’usage de la chloroquine ajoute,7% de morts ce qui ne serait pas encore trop grave, mais l’usage de son antibiotique en rajoute 5,8%, erreur criminelle, et enfin, cerise sur le gâteau, l’usage de l’hydro-chloroquine fait le grand saut avec 7,1% de plus. L’idole est à terre. Le protocole Raoult amène finalement un surplus de décès de 13,6% ! L’homme doit être accusé d’homicide volontaire au même titre que Macron avec son obstination du confinement global à résidence qui nous place à la 5ème place mondiale en nombre de décès/million, non ?

La notoriété de la parution scientifique dans la revue The Lancet donne à priori une assurance de sérieux scientifique, à ceci près que la pression exercée sur elle par Big Pharma a conduit aux démissions successives de deux directeurs pour manquement à l’éthique justement du comité de lecture.  On peut ajouter que les données traitées par l’étude ont été fournies par un organisme privé. Je vous propose donc de me suivre dans une analyse de la vérité statistique, ce que m’autorise mes compétences personnelles et mon ignorance médicale. Un statisticien ne connaît pas la discipline sur laquelle il travaille et dans un certain sens il vaut qu’il en soit ainsi pour éviter d’être pollué par des idées préconçues. Alors ma première remarque porte sur la validité présumée de l’étude parue dans The Lancet due à la taille de l’échantillon analysé soit 96000 dossiers de patients examinés, le chiffre est impressionnant et enterre les quelques milliers de dossiers dont se targue le Pr Raoult. Mais si on regarde le groupe des dossiers où le protocole du Pr Raoult, sur les 4 examinés, est censé avoir été appliqué, on ne trouve que 6221 dossiers et un énorme groupe témoin qui n’amène rien à la valeur des constats sur le groupe étudié. Son nombre est d’ailleurs proche des 4.500 dossiers du Pr Raoult. L’étude n’a donc pas un réel poids supplémentaire dû à un nombre 12 fois plus élevé que celui du Pr Raoult. Ce nombre reste à ce jour le plus élevé dans une étude menée par une équipe de suivi des patients hospitalisés disposant de toutes les informations nécessaires à l’analyse des données recueillies. Elle a une valeur potentiellement plus grande que celle faite sur des dossiers clos recueillis dans des endroits divers n’ayant pas forcément la même méthodologie, et où des informations importantes peuvent être manquantes. 

Un autre point attire l’attention c’est le soin apporté à avoir dans les deux groupes, dont le groupe témoin, le même pourcentage de patients atteint d’une comorbidité. Cela suppose un tri dans une masse considérable de dossiers et dans un temps record très inhabituel, car cette superposition ne peut pas être due au hasard. Il y a donc eu un tri des dossiers, et ceci apporte un biais, même si l’idée est de disposer d’échantillons ayant la même composition des facteurs aggravants. Car s’il y a tri, on peut penser aussi que les dossiers peuvent l’être préférentiellement sur ceux aboutissant à une survie et non un décès. Car dans tout cela le but principal est de prouver que le taux de décès du groupe testé est supérieur à celui du groupe témoin. Or justement le taux de léthalité à 9,3% du groupe témoin est très inférieur à la moyenne de 14% des 5 pays les plus touchés par l’épidémie (Belgique, Espagne, Italie, Royaume-Uni, France). Cette grande différence conforte l’idée d’un tri des dossiers donnant un avantage aux dossiers sans décès. Notons qu’il ne s’agit pas de centrer l’étude sur les passages évités en réanimation, ce qui serait le but de montrer ou non l’efficacité du protocole Raoult. En effet celui-ci recommande de l’utiliser sous condition d’électrocardiogrammes avant, pendant et après, le plus tôt possible et toujours avant admission en réanimation. Il n’est pas sûr que, dans une collecte à postériori des informations, on puisse tenir pour sûr que ces précautions aient bien été utilisées, ni que les doses prescrites et les temps de traitement aient été toujours respectées. Sans cette certitude de respect complet du protocole Raoult la validité du taux de léthalité de ce groupe testé ne tient plus. 

Malgré le soin apporté à disposer de comorbidités ayant chacune le taux de morbidité le plus proche dans les deux groupes, on observe néanmoins que le nombre glogal de comorbidités par patient dans le groupe témoin est inférieur de 6% à celui du groupe testé et l’âge moyen de 3,2% (- 1,6 ans). Ce sont deux facteurs jouant défavorablement sur les décès du groupe testé. A ce propos il apparaît que le protocole a été préférentiellement donné aux personnes âgées à risques « pour éviter la ventilation mécanique » et avant réanimation ou entubage. Le taux de léthalité est très élevé dans ce cas et de l’ordre de 50%. Ceci influe alors largement sur le taux de léthalité global. On voit déjà qu’entre les cinq pays cités plus haut il y a une différence de 6% sur ce taux. Mais si on ajoute les taux du Portugal, qui a utilisé l’hydrochloroquine et en a même légalisé la prescription contre le COVID-19, les taux des 5 pays, leur moyenne et le groupe testé de l’étude, on obtient le graphique ci-dessus. On voit que la différence de taux de léthalité entre le Portugal et le groupe testé, et publié dans la revue The Lancet, est énorme et qu’elle reste très importante avec les pays qui ont été officiellement réticents à son utilisation.

J’ajoute un document de l’OMS qui donne l’exemple de l’évolution du taux du nombre de décès journaliers de l’Italie avant et après l’utilisation de la chloroquine. Toute cette étude publiée dans la revue The Lancet, considérée jusque-là comme ayant un comité de lecture intègre malgré deux avertissements par démission de directeurs, apparaît propager une arnaque de plus qui discrédite toute la communauté scientifique, laquelle va devoir échapper à l’opprobre des français, comme envers les politiciens. Certes le Pr Raoult n’a pas, dans l’urgence de l’épidémie, tenté de soustraire à son traitement des malades hospitalisés chez lui pour constituer un groupe témoin. Comment peut-on s’y résoudre quand on pense que l’on a un moyen de les sauver par ce traitement ? Lui reprocher cela pour discréditer ses résultats obtenus, c’est préférer au nom de la science prendre le risque de tuer volontairement des malades privés d’un traitement prometteur. 

On va finalement se rendre compte que cette attaque programmée dans l’urgence par Big Pharma fait partie des fausses informations sous le couvert d’une rigueur scientifique qui a tous les ingrédients d’une étude biaisée. Elle ne peut aucunement amener une preuve certaine de la dangerosité du protocole médicamenteux du Pr Raoult. Elle ne résistera pas aux nombreux pays où les médecins ont officieusement ou officiellement utilisé ce médicament avec succès. Mais le combat n’est pas fini, il y a trop d’argent en vue avec le vaccin qu’on veut à tout prix mettre sur le marché mondial. Gageons que la prochaine attaque sera centrée sur l’inutilité d’un médicament peu cher, et « régressif » dans ce nouveau monde à la recherche de la nouvelle molécule miracle dans des investissements grandioses et des profits pharaoniques. Accepter qu’un médicament banal puisse détrôner une industrie d’une puissance financière égale à celle d’un Etat ne peut être acceptable. L’angle d’attaque de l’inutilité tiendra sur le fait que ce médicament n’agit qu’au début et qu’avec un taux de léthalité de 10% le gain obtenu sur ce taux a une faible valeur et laisse le doute sur la cause de la guérison. Il suffit alors d’ajouter que tout médicament a forcément des effets secondaires dont certains mortels. Comment alors continuer à exposer un patient à ces effets si aucune baisse du taux de léthalité n’est prouvée par rapport au non-traitement ou au Doliprane ? Le juge de paix se trouve pourtant en comparant le Portugal avec l’hydrochloroquine et la Belgique sans, on passe alors d’un taux de léthalité de 16% à 4%, ou en notant la coïncidence en Italie de la montée des décès journaliers sans chloroquine et la descente avec ! Affaire à suivre.

Deux conceptions sur la santé s’affronteront à mort 

Celle issue de la recherche bioéthique numérique 

Et celle des gourous et de l’observation. 

Elles ont tout à gagner à se réunir 

Mais le profit comme toujours 

Veut avoir le dernier mot !
 
Claude Trouvé 
25/05/20

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