L’obscurantisme
plus coupable que le virus. Que font les autres pays ?
Le
point au 2 octobre

Au
pays des Droits de l’Homme les Lumières se sont éteintes. L’épidémie que l’on
transforme en endémie dans l’esprit de la population française n’est qu’une
opération de préparation psychologique à la soumission et à l’arrivée du vaccin
prévu pour le printemps prochain. C’est la conclusion à laquelle on pensait déjà
dans l’Acte I de l’épidémie terminé fin mai ou un peu avant, mais qui devient
la seule explication possible dans l’Acte II que nous vivons. Un point
comparatif depuis le début de l’épidémie dans 27 pays du monde montre que des
pays sont encore dans l’Acte I de l’épidémie (Pérou, Mexique, Etats-Unis, Afrique
du Sud, Iran, Russie, Inde) et que d’autres sont dans l’Acte II, soit en phase
terminale, soit dans un rebond plus ou moins important. Dans ce dernier groupe
on trouve principalement l’Espagne, la France, le Portugal, la Grèce, la
Hongrie et le Maroc. Le résultat de la France dans l’Acte I l’a mise en sixième
position des pays européens derrière la Belgique, l’Espagne, le Royaume-Uni,
l’Italie, et la Suède, donc dans les moins performants dans la gestion de la
crise. C’est un mauvais résultat si l’on ajoute la deuxième plus importante perte
de croissance derrière l’Espagne. La comparaison sur le plan sanitaire et
économique avec l’Allemagne est particulièrement douloureuse pour notre pays et
mis à part l’Espagne la situation sanitaire est peu évolutive parmi les pays
européens.
Se
comparer aux autres pays est indispensable pour comprendre

Ces
graphiques présentent l’évolution journalière respective des cas (tests
positifs) et de décès en Espagne et en France. Ces deux pays présentent deux
caractéristiques principales identiques, d’une part une montée des cas positifs,
dans l’Acte II de l’épidémie après le 15 juillet, beaucoup plus importante que dans
l’Acte I, et d’autre part inversement une montée des décès dans l’Acte II très
inférieure à celle de l’Acte I et particulièrement en France. Cela traduit une
évolution nette de la politique de prise en charge de l’épidémie. Dans l’Acte I
les cas, donc les tests, concernaient essentiellement les symptomatiques
présentant des troubles pouvant nécessiter l’hospitalisation. Dans l’Acte II
les tests se sont voulus plus ou moins systématiques jusqu’à saturation des
moyens de prélèvement et d’analyse des tests. J’ai montré dans un article précédent
que plus de tests entraîne plus de cas et finalement plus de décès aussi
paradoxal que cela puisse paraître à première vue. Autrement dit tant que ces
pays continueront à tester sur une population encore relativement peu immunisée
le nombre de décès continuera et à intensité d’autant plus forte que le nombre
de tests/jour augmentera. L’Espagne, et à un moindre niveau la France, sont
ainsi les seuls pays européens à connaître un rebond significatif sans
présenter néanmoins pour l’instant des signes d’évolution rapide.

Regardons alors l’Italie.
Ce pays méditerranéen voisin, ayant apparemment appliqué la même politique
sanitaire dans l’Acte I et les mêmes recommandations dans l’Acte II, devrait être
le siège aussi d’un rebond significatif des cas et des décès. On observe au
contraire que les évolutions des cas et des décès sont totalement inversées par
rapport à l’Espagne et la France. Les cas sont beaucoup plus nombreux dans l’Acte
I que dans l’Acte II et le rebond est d’une ampleur très faible. L’Italie est
un pays touristique et le brassage population s’est très probablement intensifié
pendant la période de vacances, ce qui a augmenté les contaminations mais
visiblement la politique de tests pratiquée par l’Italie est restée
identique à celle pratiquée dans l’Acte I et n’a pas contribué à augmenter l’ampleur
du rebond comme en Espagne et En France.
Le virus y court toujours et l’immunisation se poursuit sans surcharge des
labos et des hospitalisations.
A partir
des évolutions journalières de ces trois pays, Espagne, France et Italie, on
peut voir d’une façon claire, et sans faire appel à des calculs comme dans un de
mes articles précédents, que la politique de tests tout azimut génère un
affolement des populations, des hospitalisations plus nombreuses et un
encombrement de certains hôpitaux obligés de déprogrammer des opérations
urgentes déjà reportées. L’Espagne et la France sont les deux seuls pays européens,
en dehors du Royaume-Uni, qui ont pratiqué dans l’Acte II une politique aussi
forte sur les tests de la population avant de revenir un peu en arrière devant
la protestation des labos et des hôpitaux désormais désarmés en personnel. La
France se caractérise de plus par le plus grand écart de temps entre la fin de
l’Acte I à fin mai et le déclenchement de la politique de tests à grande échelle
débutée réellement le 15 juillet soit un décalage d’un mois et demi. Cette
période n’a pas été utilisée pour une politique de dépistage beaucoup plus soft
comme en Allemagne qui aurait lissé l’arrivée des cas dans les hôpitaux. Le Royaume-Uni,
sorti de l’Acte I un mois plus tard que nous, a aussi enchaîné une
politique forte de tests mais dès les quinze jours suivants. Elle a
cassé la propagation mais la poursuite d’une politique de tests indifférenciée
pourrait lui faire connaître un rebond comme en France dans les prochaines semaines
si elle persiste.
Toujours
pas de rebond européen en vue et pas d’avantage au port du masque
Je
publie les 12 pays dont 6 avec port de masque et 6 sans celui-ci actualisés au 2
octobre. On trouve dans l'ordre de haut en bas, à gauche les pays sans masque (Suède, Pays-Bas, Finlande, Biélorussie, Danemark, Norvège), à droite les pays avec masque (Espagne, France, Allemagne, Italie, Portugal, Royaume-Uni). Le suivi journalier du nombre de décès/million d’habitants avec la
même échelle sur les graphiques permet de se rendre compte visuellement que,
mis à part l’Espagne, la France et dans une moindre mesure les Pays-Bas, il n’y
a pas de rebond significatif dans les autres pays en particulier en Finlande,
au Danemark et en Allemagne. La Suède poursuit tranquillement sa politique d’immunisation
collective. Le frémissement au Portugal est aussi très lié à une campagne
généralisée de tests.
L’attitude
de la France est incompréhensible. Le Ministre de l’Economie incite les
français à sortir de leur torpeur et de leur crainte pour arrêter de thésauriser.
Il prône la relance par la consommation dans une politique économique de
redressement. Mais en même temps le discours continuel de responsables de la
politique sanitaire et les mesures prises par le gouvernement sont toutes alarmistes.
Elles plombent encore des secteurs de l’économie, du culturel, du lien social, incitent
au repli sur soi et tuent les échanges d’une façon générale avec le port du
masque. Malgré l’impact d’une politique forcenée de tests, le nombre de décès
reste faible par rapport au 15 avril dans un rapport de 1 à 30.

L’attitude
gouvernementale devient finalement suspecte et le confinement par le port du
masque ne trouve pas de justification par comparaison avec les pays qui ne le
recommandent pas bien au contraire. Le slogan « il faut vivre avec le
virus » est délétère, angoissant et idiot. Nous vivons avec une
innombrable population de virus dans notre corps, bénéfiques ou maîtrisés par
notre organisme. De plus ce COVID-19 n’est pas classé comme un virus particulièrement
dangereux comme dans des pandémies précédentes. Alors il n’y a pas matière à assombrir
l’avenir à partir des constats actuels. De plus répéter sans cesse que nous n’avons
rien pour nous défendre jusqu’à l’arrivée du virus est aussi faire peu de cas
des résultats obtenus avec l’hydroxychloroquine par l’IHU de Marseille mondialement
réputé. Les décisions sont évidemment exclusivement orientées sur l’aspect
politique et sur des buts cachés à la population. On avance de deux pas et on
voit où ça coince. On affiche alors une écoute bien vue de ceux qui bénéficient
d’un pas en arrière. L’Etat-Major de Macron dans la guerre qu’il a déclaré au
virus a montré son incapacité à la gagner autrement que par le cessez-le-feu
décidé par le virus lui-même, et met l’économie française au ban des plus
mauvais résultats des pays européens.
Il n’y
a pas en France de véritable politique sanitaire
En
dehors d’une manipulation de l’opinion
Pour
des buts inavoués plus tueurs
Que
guérisseurs de l’attaque
D’un
virus bien maîtrisé
Dans
toute l’Europe.
Claude
Trouvé
02/10/09
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