Climat : il y a loin de la COuPe26 aux lèvres de la réalité
Macron a parlé depuis Glasgow. Selon lui l’immobilisme conduit à +2,7°C de réchauffement de la planète. Sans qu’il ait pris la précaution de le dire, il faut entendre par là depuis la période de référence 1850-1880 et pour la fin du siècle. La première remarque est que la lecture du rapport du groupe 1 du GIEC, celui chargé des prévisions du réchauffement ne fait pas mention de ce chiffre. Mais on y trouve la plage d’incertitude de la température à la fin du siècle entre +2,5°C et +4°C. La publication officielle par la COP26 de ce chiffre relève donc d’un choix politique des États. Le graphique ci-dessous permet de mieux évaluer la différence entre les intentions politiques et la réalité.
L’image montre l’évolution mensuelle réelle des températures publiées par la NOAA depuis 1978 jusqu’à septembre 2021. J’ai porté les prévisions du GIEC depuis 2010 et celle de la COP26 ainsi que la plage d’incertitude de la température en 2100 selon le rapport GIEC 2021. J’ai ajouté la prévision linéaire statistique de l’évolution à partir des relevés réels de température de 1998 à septembre 2021. Elle n’est qu’une indication car les prévisions, faites même par des modèles mathématiques à partir de températures relevées sur 23 ans, et projetées sur une période de près de 80 ans, relève plutôt de Madame Soleil que d’une science exacte. On peut d’ailleurs constater que les prévisions du GIEC de 2010 à près de +5°C en 2100 sont exclues désormais de la plage d’incertitude publiée en 2021 et donnée entre +2,5°C et +4°C. Le GIEC avoue donc que sa prévision de 2010 était beaucoup trop pessimiste. On voit qu’elle garde comme possible les prévisions depuis 2015 en définissant ainsi cette nouvelle plage d’incertitude. On note néanmoins qu’elle reste très large et que les chefs d’Etat ont finalement choisi une température de +2,7°C qui ménage le GIEC en donnant une prévision un peu plus pessimiste que celle de 2018 à +2,5°C.
Tout cela n’est pas très sérieux et tient plutôt de la manipulation politique de maintien de la peur plutôt que d’une démarche scientifique à laquelle adhèrerait l’ensemble de la communauté scientifique. Ce n’est évidemment pas le cas, tant il y a des sommités mondiales qui le conteste et s’en font d’ailleurs l’écho auprès du Secrétaire Général de l’ONU, soutien du GIEC. Dans ce contexte ma prévision statistique à +2,3°C en 2100 est tout aussi valable et tout aussi incertaine.
Arrivé à ce point de constat, on voit que nous sommes l’objet d’une manipulation par la peur en nous assénant des pseudo-vérités scientifiques manipulées au gré des buts que des puissances occultes se sont fixés. Jean Jouzel, glaciologue et ancien vice-président du GIEC apporte en France sa caution scientifique alors qu’il n’a cessé de faire des prévisions alarmistes qui ne sont jamais validées par la réalité. De 1978 à 1998 la hausse brutale des températures démontrait à tout observateur même non spécialiste qu’un réchauffement était en cours avec +0,6°C. De là à faire des prévisions catastrophiques pour l’avenir, il n’y avait qu’un pas que de Al Gore à Jean Jouzel n’ont pas hésité à franchir. Mais la prévision est un art difficile d’autant plus que l’on s’éloigne dans le temps et devient du scientisme lorsque le phénomène observé est généré par une multitude de facteurs dont l’influence relative est mal connue voire inconnue. Les affirmations de Jean Jouzel commencent à être démontées puisque son réchauffement de +4°C à +5°C en 2100 et sont mises en doute par le GIEC lui-même. De même son affirmation d’étés devenant de plus en plus chauds avec des températures pouvant atteindre 50°C dans nos cours d’école ne trouve pas sa justification sur la période récente 2015-2021 comme le montre le graphique ci-dessus. Il avait même ajouté que la pandémie allaite accroître ce phénomène.
Ce graphique montre les prévisions issues des différents rapports du GIEC de 2010 à 2021. Notons tout d’abord que la température maximale admissible de +2°C émise en 2010 a été abaissée à 1,5°C. Ceci a évidemment pour premier effet de rendre plus anxiogène les prévisions climatiques en rapprochant la date de dépassement de la limite. Au passage notre Jean Jouzel s’est permis de dire que nous avions atteint cette limite de la température terrestre en jouant sur l’ambiguïté de la désignation de notre planète entre la Terre et le globe. Il change de référence sans le dire parce que la température des terres de notre globe est en effet de +0,5°C supérieure à celle du globe entier (terres et océans). C’est encore une manipulation honteuse des chiffres pour cultiver la peur des peuples qui n’y voient que du feu.
J’ai porté en plus la prévision statistique linéaire à partir des données réelles de 1978 à septembre 2021. Elle fournit la date la plus éloignée de franchissement de la limité des +1,5°C, soit 2056. Ceci nous laisserait 35 ans pour nous adapter et l’urgence ne serait plus celle affichée par le mouvement écologique et les grands décideurs. On a vu que le GIEC lui-même ne valide plus la prévision de 2010, celle qui a servi à promouvoir l’urgence des actions correctrices car le dépassement se produisait en 2028. Les dates de franchissement se situe donc entre 2032 et 2048. On a vu que la COP26 avalise politiquement la probabilité d’une température de +2,7°C en 2100, ce qui entraîne un retrait de la date de dépassement à 2044, soit quatre ans plus tôt que la prévision du GIEC de 2018. Ceci nous fait passer le message que nous n’avons que 23 ans pour trouver la solution au non-franchissement de la limite. Ce recul de 4 ans est le bienvenu politiquement pour maintenir la pression écologique. Même les médias font de l’information orientée en publiant que les années 2015-2021 ont battu les records de chaleur depuis la période préindustrielle alimentant ainsi l’angoisse du réchauffement mais n’ont pas ajouté que depuis 2015 les températures globales n’augmentent plus, ce qui est un message rassurant. Ce dernier constat est soigneusement caché, car il dérange la politique de la peur, et celle de la lutte contre l’émission de carbone.
A partir du moment où l’on pose comme dogme que la montée des températures a pour cause principale la production de gaz carbonique de nature anthropique, la solution imposée est la neutralité carbone. Toute contestation est balayée d’un trait et l’urgence justifie toutes les actions sur la politique énergétique et la vie des peuples occidentaux en particulier. On voit nettement le recul des autres pays, mis à part des pays pauvres qui attendent la manne financière promise. La Chine va être aux abonnés absents avec la Russie, l’Inde et le Brésil. Ils vont être taxés d’irresponsables mais, étant au moins aussi intelligents que nous, ils ne donnent plus dans l’urgence climatique qui détruit leur marche en avant en imposant des contraintes inutiles à leurs yeux. La COP26 accouche d’une promesse de réduction de 30% des émissions de méthane d’ici 2030, ce qui est un piètre résultat quand le principal pollueur en gaz carbonique va être la Chine qui ne promet rien. Notre réduction de nos émissions carbone de 50% que nous aurons le plus grand mal à effectuer, sauf de construire en hâte de nouveaux réacteurs et pas seulement des mini-réacteurs, ne permettra de diminuer notre empreinte carbone que de 0,5% dans le total mondial. Est-ce vraiment l’urgence dans une France qui essaie de faire rebondir son économie et qui est en proie à un communautarisme et une insécurité qui menace de l’écarteler ? Posons-nous la question du « A qui profite le crime ? ».
La manipulation des chiffres devient une nouvelle pratique de la science
On manipule les travaux statistiques, les modèles mathématiques,
A une fréquence telle que le bon peuple perd son bon sens.
Il ne croit plus personne des politiques aux scientifiques
Et se replie sur soi dans une peur moyenâgeuse.
La peur est l’outil des puissants et nous broie,
Peur du virus et du vaccin, peur du climat
Et bientôt qui sait, peur de l’autre.
Claude Trouvé
05/11/21
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