Canicules et discours officiel sur le climat
La France traverse des épisodes caniculaires qui se succèdent et s’ajoutent les unes aux autres. Les températures de juin 2026 n’ont pas fait exception : elles ont même battu record sur record. Le lien avec le réchauffement climatique a été immédiatement fait par la climatologie française, relayée soutenue par la météorologie. Celle-ci s’est ainsi octroyé le droit de faire de la prévision climatique et d’enfourché les projections portées par la politique climatique mondiale.
Météorologie et climatologie : deux disciplines complémentaires
La météorologie et la climatologie travaillent dans des échelles de temps et d’espace très différentes demandant des approches distinctes. La météorologie dispose d’un horizon de prévision relativement court, souvent limité à quelques semaines. La météorologie a un espace-temps de certitude proche limité au mois. Même au mois il lui arrive de faire des prévisions à seulement 50% de certitude, donc à pile ou face. Elle reste pourtant indispensable : elle permette de fournir des prévisions très fines, parfois à la minute, comme lors du tournoi de tennis de Roland-Garros. Elle alimente de plus une base mondiale de données climatiques mondiales sans laquelle la climatologie ne pourrait pas travailler. À chacun donc son rôle, avec des objectifs et des modèles mathématiques différents. Pour préserver leur crédibilité respective, les météorologues ne devraient pas présenter des affirmations climatiques comme s’il s’agissait de prévisions météorologiques, et inversement. Je ne suis ni météorologue, ni même climatologue au sens strict du terme, mais la climatologie relève d’un champebeaucoup plus pluridisciplinaire.
Le consensus sur les prévisions climatiques
Je termine en redisant ce préambule en rappelant un point que je souligne souvent et que vous trouverez sans cesse dans mes articles. Le document estampillé GIEC, donc ONU, et diffusé aux chefs d’État, est redigéré par des non-scientifiques, issus des administrations de chaque pays, et non directement par les seuls scientifiques. Il est ensuite transmis aux chefs d’état sans être nécessairement validé dans les mêmes termes par le groupe de travail du GIEC dit scientifique. Celui-ci ne réunit d’ailleurs comporte pas uniquement que des climatologues, mais aussi des spécialistes d’autres disciplines, scientifiques de personnes venant de différentes spécialités scienfiques ou non. L’alarmisme du document remis aux chefs d’État ne se retrouve pas toujours dans le rapport scientifique de réfèrent. A titre d’exemple le lien entre l’augmentation des catastrophes naturelles et le réchauffement climatique n’est pas présenté comme une certitude par ce groupe, alors qu’il est pourtant utilisé politiquement comme une évidence. Enfin la mission attribuée au GIEC consiste à rassembler toutes les publications scientifiques traitant du réchauffement climatique, ses impacts sur l’homme et l’environnement, et enfin des mesures permettant de face le mieux possible à ses causes et à ses effets. Dès lors, toutes les publications dans le monde qui ont trait à des prévisions, ne mettant pas en évidence le réchauffement comme un acquis central ou une vérité incontestable, ne sont pas pris en compte. C’est ce qui permet d’affirmer l’existence d’un consensus scientifique sur le lien carbone-température, et de mettre au panier une lettre de 2.000 scientifiques internationaux, dont certains scientifiques de grand renommée, exprimant leur désaccord auprès du secrétaire général de l’ONU. Si le consensus n’est pas ouvert à la discussion, il pollue la science.
Complotisme : Rébellion à discréditer ou rempart démocratique ?
Ce long préambule est malheureusement nécessaire. Sans lui, car sinon ceux, qui souhaitent conserver leur droit à la liberté de penser et de contester, sont rapidement, classés comme complotistes, et affaiblis dans leur crédibilité pour informer leurs compatriotes. Or chacun sait qu’une information, qui ne peut pas être contestée, porte en elle-même de la désinformation. L’information à sens unique affaiblit la démocratie et le droit de chacun à se former sa propre opinion. Suis alors un rebelle ou un rempart ? Les deux, mon général. car il me plaît très modestement de mettre mon climatoscepticisme au service de la recherche de la vérité. Si un véritable consensus scientifique devait un jour être établi, alors mon scepticisme se porterait alors sur un autre sujet, pour une autre recherche de vérité. C’est ce que j’ai fait en passant du COVID eaux vaccins ARNm, domaines où mes articles depuis juin 2020 trouvent enfin leur validation auprès du gouvernement américain, mais malheureusement pas encore en France. Au regard de l’évolution actuelle de nos gouvernants sur la liberté de pensée, il est possible que, les castrés d’information augmentant très rapidement, ma liberté d’expression soit un jour atteinte, financièrement ou physiquement. J’en perçois déjà les premiers signes. Excusez ce bref moment de nombrilisme ; et passons maintenant au vrai sujet : la prévision climatique.
Records caniculaires et températures extrêmes
Chacun comprend que parler de records caniculaires, c’est parler de températures extrêmes. S’il existe des épisodes de chaleur intense, car s’il y a les fours, il existe aussi des épisodes de froid extrême, les congélateurs, mot ici plus expressif que les réfrigérateurs. D’ailleurs au passage, ce n’est pas la chaleur. qui tue le plus mais le froid. La mortalité très élevée observée chez les personnes âgées pendant la canicule de 2003 tient aussi essentiellement à la manière dont on a géré cette période. L’incurie de nos gouvernements se poursuit. Il n’existe toujours pas de climatisation, ni de dispositifs de régulation réellement efficaces, ou de tout autre procédé régulateur dans tous les lieux d’enseignement, dans tous les hôpitaux, ou pas seulement aux urgences et aux blocs, dans les maisons de retraite, ou encore dans d’autres lieux sensibles. L’argent nécessaire s’est envolé, depuis treize ans, dans l’air sur les éoliennes et dans les infrarouges sur les panneaux solaires. depuis 13 ans !
Revenons à nos moutons sur ce que représente, pour l’homme, une valeur extrême. Nous car nous avons été abreuvés d’informations du type : « c’est le record absolu depuis 10, 20, 50 ou, 100 ans », pour la France, l’Île-de- France, Paris, Rennes, ou même Trifouilly-les-Oies, à 10n, 15h, 17h, minuit, l’heure d’écoute du docteur Schweitzer. Cette abondance de records, fortement médiatisés, permet de diffuser la peur par le catastrophisme climatique. Elle sert aussi un impératif politique, l’impératif important : détourner l’attention d’autres sujets, comme la préparation des armées à une guerre contre la Russie, ou la montée impressionnante de la délinquance mortifère dans notre pays.
Oui, il a fait chaud en France en juin 2026 avec un écart de température mensuelle de +3,88 °C par rapport à la période de référence 1991-2020, et +5,44 °C par rapport à la période 1850-1900, période retenue comme référence par le GIEC. C’est pourtant à partir de cette période préindustrielle que le GIEC a fait avaliser le seuil de +2°C comme la température à ne pas dépasser. On peut noter qu’en France, non seulement on a dépassé mensuellement ces +2°C depuis 2015, mais que notre température moyenne annuelle aujourd’hui présente un écart de +1,3°C par rapport à 1991-2020, période de référence européenne, soit +2,9°C pour la référence du GIEC ! On trempe dans le bocal comme la grenouille, sous la chaleur des infrarouges de plus en plus rouge, mais on survit toujours. On encaisse même l’écart de près de +6°C en ce mois de juin de 2026 par rapport à la période de nos ancêtres de la fin du XIXe siècle. Alors ces +2°C, c’est par rapport à quoi ? La climatologie française ferait bien de le préciser à chaque fois qu’elle donne une prévision. Si c’est par rapport à 1991-2020, il ne nous reste que +0,7°C avant de mourir.
La température moyenne du mois de juin 2026 est effectivement la plus élevée depuis 1850. C’est un record absolu. Il est intéressant de noter que le XXe siècle n’a connu qu’un seul écart important, tandis que le XIXe siècle en comporte deux. Les records du XXIe siècle prédominent, ce qui témoigne du réchauffement climatique, lequel n’est pas apparu avec les XIXe et XXe siècles. Ceci évoque aussi une pause du réchauffement au XXe siècle.
Une histoire de records et de ressentis
Sur ce
graphique la courbe rouge modélise une évolution cyclique des écarts de
température. Elle nous fait comprendre intuitivement
que notre ressenti est particulièrement sensible aux
écarts de température par rapport à celle vécue en moyenne à une époque donnée, tout autant que le record absolu d’une température subie. Cela est vrai dans
une très large gamme de températures. C’est ce que nous ressentons quand nous rentrons dans l’eau, après avoir bronzé au soleil. Le ressenti de froid sera plus difficile à supporter que si nous étions restés à l’ombre avant. Ce
ressenti s’applique aussi également aux records de température. Si on regarde les
records, non pas en valeur absolue, mais par
rapport à l’évolution générale des
températures, leur impact nous apparaît différemment. Sur le
graphique présenté ci-dessus, on perçoit
visuellement que les plus grands écarts ressentis
semblent être ceux de1976 et de 2003, et non celui de 2026. Cela nuance mon jugement sur
2003. Il y a bien eu une mauvaise gestion, mais cet écart record était plus
difficile à affronter, car le ressenti a été beaucoup plus marqué qu’en 2026,
malgré le record absolu de cette dernière année. En 2026, la température
moyenne de juin avait en effet augmenté par rapport à celle de 2003. À la question : « le nombre de
canicules va-t-il augmenter ? », la réponse se trouve dans les deux graphiques
évoqués Le premier montre bien que les records de chaleur vont probablement se
multiplier, augmenter en nombre comme c’est déjà le cas depuis le début du siècle. Le
second indique que la hausse des températures augmentera la probabilité des records
absolus toujours plus élevés. Depuis 2000, la tendance actuelle du réchauffement en juin est de +0,084 °C
par an. C’est une valeur très supérieure à la tendance globale, pour juin ou tous mois confondus, mesurée à +0,020°C/an. On ne peut cacher ce constat à la population française, même s'il n'est pas global, il peut impacter la santé de millions de français. Il convient de prendre en compte des mesures pour en supprimer ou en diminuer les effets à l'intérieur et à l'extérieur. Les moyens existent, il suffit d'y ajouter la volonté et l'argent. Si tel est le cas, il n’y a pas de raison de crier au catastrophisme, même si localement peuvent se produire des situations encore plus pénibles à supporter. C’est ainsi que les Bretons ont davantage souffert que les Languedociens, plus
habitués à la chaleur, mieux préparés à la gérer, et globalement mieux équipés.
On mesure ici l’importance du ressenti, de l’information, des équipements
disponibles, et de la gestion anticipative gouvernementale adaptée aux différentes situations locales.
Quelle tendance climatique en France pour 2050 ?
L’écart de température de juin 2026, dans une liste tous mois confondus, n’occupe néanmoins que la deuxième place derrière février 1990. Toutefois, 2026 apparaît déjà comme une année record sur ce premier semestre. Février 2026 arrive en troisième position, tandis qu’avril occupe la 3ème place. Avril et mai et juin établissent ensemble le record absolu du deuxième trimestre. C’est pourquoi depuis avril, les records de chaleur se sont donc imposés dans notre vie quotidienne. Reste à savoir si cela modifie la tendance du réchauffement à prévoir.
Je propose de reprendre la même démarche que dans mes articles précédents. Le modèle linéaire du GIEC à +0,02°C/an, repris dans le rapport de la COP26, donne les tendances climatiques globales avec une vitesse de réchauffement quasiment identique à celle de la droite statistique calculée sur la même période 1978-2026. Il paraît donc pertinent de conserver ce modèle linéaire et de l’appliquer à d’autres entités territoriales. L’étude du mois de juin se présente alors avec ces deux modèles de tendance : l’un linéaire, l’autre polycyclique.
Le modèle linéaire, représenté en vert, est limité à la période 1978-2026, parce qu’il n’est pas capable d’expliquer la période précédente, de 1901 à 1977. Le modèle polycyclique, est représenté par une courbe bleue sur toute la période 1910-2026. La droite en rouge correspond à la tendance statistique calculée sur l’ensemble des écarts de la période complète 1910-2026. Ces trois modèles sont prolongés en tirets jusqu’en 2050. Puis elles finissent en pointillés jusqu’en 2065 à titre indicatif, car cette échéance paraît trop lointaine pour la validité du modèle polycyclique.
Les tracés linéaire et polycyclique se rejoignent juste avant 2050. Le modèle polycyclique indique un maximum en juillet 2047, à +2,22 °C par rapport à la période 1991-2020, soit +3,78 °C par rapport à la période 1850-1900. La précision de ces chiffres reste physiquement illusoire au regard de la dispersion des écarts mensuels, mais elle permet malgré tout de suivre l’évolution de mois en mois. La forte convergence des deux modèles ne permet pas de privilégier l’un plutôt que l’autre jusqu’en 2050, mais au-delà les tendances divergent nettement. Il faudrait donc attendre cette échéance de 2050 pour choisir l’un des deux modèles. Mais cette coïncidence renforce néanmoins le constat d’un réchauffement jusqu’à environ 2050, à une vitesse en moyenne 2,5 fois plus rapide que la prévision globale du GIEC, estimée à +0,02°C /an. Cela conduirait à un réchauffement supplémentaire d’environ +0,92 °C par rapport à la situation moyenne actuelle,. Celle-ci est estimée aujourd’hui à +1,30 °C, soit +2,85 °C par rapport à la période préindustrielle 1850-1900, la période de référence du GIEC. La France est donc déjà largement au-dessus de la limite des +2°C à ne pas dépasser par rapport à la période de référence du GIEC. Elle devrait continuer à se réchauffer encore pendant environ un quart de siècle, mais tôt ou tard une inversion climatique paraît probable autour de cette date.
Quelle certitude peut-on accorder aux écarts de température annoncés dans les tendances ?
L’étude statistique permet d’établir une réponse sur un intervalle de confiance, pris souvent à 95 %, afin d’estimer la probabilité de chance qu’il y englobe ce pourcentage d’écarts mensuels sur une durée choisie. Mais le raisonnement diffère selon que l’on s’intéresse aux records ou à l’évolution moyenne des températures. Dans le premier cas, l’analyse porte c’est une découverte des valeurs extrêmes concentrée sur le mois considéré. Dans le second, elle cherche à apprécier l’influence de ce mois sur la tendance climatique future, tous mois confondus.
Dans le premier cas il est possible de pointer à postériori les écarts de température les plus difficiles à supporter à une époque donnée et de prévoir les limites à dépasser pour être classé extrême lors d'une date future. Voici ce que cela donne pour le mois de juin 2026, tous mois confondus en France.
La première lecture de ce graphique frappe par l’étendue des écarts entre les deux limites basse et haute. Cela n’a rien d’étonnant compte tenu de la dispersion des écarts de température dans une succession temporelle chaotique. Les courbes violettes délimitent la zone des écarts extrêmes ressentis, avec 95 % de probabilité d’inclure ce pourcentage d'écarts mensuels. On observe que, parmi les écarts dits extrêmes, le mois de septembre 2023 détient le record absolu avec +4,23 °C (+5,79 °C), sans toutefois figurer parmi les extrêmes ressentis. C’est le mois de février 1990, deuxième record absolu avec +4,16 °C (+5,72 °C),) qui détient le record du ressenti depuis 1910. Les records de froid sont, eux, beaucoup plus spectaculaires : février 1956 détient le record absolu et ressenti avec -10,1°C, suivi de janvier 1963. J’étais alors sous les drapeaux : le mazout avait gelé dans la caserne privée d’eau chaude et de chauffage, et la glace, qui recouvrait la Loire, menaçait de faire craquer les piles des ponts.
Le principal intérêt de cette analyse est toutefois de fournir une estimation probable de la tendance climatique dans un proche avenir proche.
Comme pour les extrêmes, l’étude de la plage de certitude d’un écart moyen dans le futur montre qu’il n’est pas raisonnable d’aller au-delà de 2050 : la précision devient insuffisante. Cette remarque vaut aussi bien pour le modèle polycyclique que pour le modèle linéaire. Là encore, il n’est pas possible de trancher pour l'instant entre les deux modèles avant 2050. Pourtant, selon le modèle retenu, l’avenir après cette date n’est pas du tout le même. Retenons néanmoins qu’avec une tendance à (+3,9°C) en 2050 par rapport à la période préindustrielle 1850-1900, on valide globalement la prévision donnée par la climatologue officielle française de +4 °C en 2050. Mais attention, encore faut-il préciser que c’est un écart par rapport à 1850-1900, alors que toutes les écarts de température médiatisés par Météo-France sont donnés par rapport à la période 1991-2020. De plus cet écart de (+4°C) en 2050 s’accompagne d’un écart d’environ 1,6 °C en plus ou en moins, ce qui limite fortement sa précision même si on est assuré que l'écart à cette date aura 95% de chance d'être dans ces limites d'écarts............ C'est un point rarement souligné… et pour cause.On peut donc avoir en 2050 un écart moyen de +0,6°C inférieur à l'écart moyen actuel à +1,12°C ! A la question posée de la fiabilité des chiffres prévisionnels annoncés, je vous laisse conclure vous-même.
Il existe cependant une grosse différence majeure entre les deux modèles néanmoins. D’une part, le modèle linéaire n’explique pas la période 1910-1977. D’autre part, il n’explique pas pourquoi la température croît en France à un rythme de +0,052 °C par /an, contre +0,020 °C par /an publié par le GIEC pour le globe. Il n’explique pas non plus pourquoi ce réchauffement débute brusquement autour de 1978-1980. La France reste muette sur ce constat et ne précise pas la méthode, omet de calcul de dire comment est calculée sa prévision, tout en répétant comme le garde-champêtre, tambourine la doxa du +4 °C en 2050 comme une certitude d’expert. Le modèle polycyclique apporte un début d’explication : il inclue le passé de 1910 à 19787et prend en compte la brusque élévation de température observée autour de 1978-1980. Mais surtout il évoque la possibilité d'une inversion climatique.
Peut-on préciser la tendance des mois de juin à l’horizon 2050 ?
Ce graphique ne retient plus que les écarts des mois de juin depuis 1910. Les écarts statistiques moyens qui permettent de définir une plage de certitude pour une température future, sont représentés en noir pour le modèle linéaire et en violet pour le modèle polycyclique. On constate que la plage de certitude à 95 %, dite intervalle de confiance, est trop large dans les deux modèles, pour fournir une tendance véritablement fiable. L’intervalle de confiance concernant la température moyenne des mois de juin autour de 2050, est même plus large que pour l’ensemble de tous les mois confondus. Le taux d’explication des variations mensuelles n’est que d’environ 50 %. Cela signifie qu’un ensemble d’autres facteurs pèsent autant que la tendance générale des modèles. On ne peut donc rien affirmer aujourd’hui sur la température de juin en 2050, ni même pour 2028. C’est pourquoi je ne parle que de tendances, tandis que la climatologie officielle formule des prévisions sans toujours préciser leur niveau de certitude, et pour cause. Toutefois sur le passé, on obtient pour la France une validation partielle et provisoire des deux modèles : ils confirment que le réchauffement en France reste 4,2 fois plus rapide que celui du globe, et 60 % plus rapide pour les mois de juin, que pour la moyenne des mois en France. C’est sur ce point qu’on devrait entendre les climatologues et météorologues, plutôt que sur une prévision incertaine pour 2050.
Les canicules seront-elles plus probables et plus longues ?
Si l’on modélise le proche avenir avec le modèle linéaire ou le modèle polycyclique la réponse est oui. Elle l’est d’autant plus pour la France, qui se réchauffe 2,6 fois plus vite que le globe, et pour le mois de juin, qui se réchauffe 1,6 fois plus vite que la moyenne des autres mois. Mais il faut ajouter que la dispersion chaotique des écarts mensuels, ne permet pas de faire des pronostics précis pour le mois de juin 2027, et encore moins pour juin 2050. La tendance en France reste celle d’un réchauffement rapide, qui rend plus probable des canicules plus fréquentes et plus longues, sans que l’on puisse prévoir précisément l’année, ni le mois d’été concernés. Cela dit, des tendances globales lourdes peuvent aussi modifier l’évolution du climat français, qui amené tôt ou tard à les suivre. C’est pourquoi, il ne faut pas déduire prématurément du climat actuel une inéluctabilité du réchauffement pour notre pays, pas plus que sur l’ensemble du globe.
Pourquoi continuer à étudier les tendances de température pour 2050 ?
D’abord l’enjeu est considérable. En effet l’hypothèse d’une tendance polycyclique de l’évolution climatique suggère l’atteinte possible d’un maximum du réchauffement, donc suivi par une inversion climatique de refroidissement. Ce constat bouleverserait toute la doxa climatique actuelle ainsi que l’orientation des dépenses massives consacrées au « zéro carbone » à l’horizon de 2050. Enfin si la démonstration est peu fructueuse avec l’étude de ce modèle appliqué à la France, celui-ci apporte des résultats, il devient beaucoup plus convainquant à l’échelle des grandes entités territoriales qui influenceront forcément le climat français.
En toutes choses, il faut raison garder.
Il ne s’agit donc pas de céder à la peur du réchauffement climatique. Il faut au contraire retenir que plus l’on cherche à prédire loin, et plus précisément dans l’espace, plus l’avenir nous échappe. L’affolement actuel, nourri par un martèlement de certitudes, relève davantage de la propagande destinée à susciter la peur. Les tendances permettent surtout de prendre des orientations à court terme, ce qui est déjà utile. Par exemple, il vaudrait mieux, pour l’instant, subventionner des climatiseurs pour tous, plutôt que des éoliennes destinées à des gestionnaires privés, comme Total Energie, et des panneaux solaires réservés à certains. Cela permettrait de réduire le prix du kWh et de mieux traverser les périodes caniculaires probables à court terme.
Si vous acceptez l’idée qu’une autre vision du changement climatique est possible, je vous donne rendez-vous pour la série d’articles qui suivra. On reparlera du globe avec les données de juillet, des terres émergées du globe, de l’Europe et de l’Arctique. Vous verrez que le modèle climatique polycyclique pourrait remettre en cause le modèle actuel dans les très prochaines années. Il conduirait à rejeter l’hypothèse, d’ailleurs controversée, de l’importance primordiale du CO₂ anthropique sur le climat. Oubliez la peur : informez-vous par vous-même auprès de ceux qui ne suivent pas la doxa climatique actuelle.
Claude Trouvé
26/07/26
Commentaires
Enregistrer un commentaire